26 March 2017

Les petits plaisirs #15

Soirée entre amies au restaurant, essais culinaires familiaux (ce billet propose des tentatives réussies de deux membres carnivore de ma famille!), surprise positive dans le magazine de mon aînée, petite détente dominicale et autres adorables attentions, je n'ai pas manqué de petits plaisirs pour passer de l'hiver au printemps.


Une belle soirée au Dolma, dont le buffet végétarien est toujours délicieux et principalement végétalien généralement,  et qui mérite qu'un jour enfin je fasse un billet sur ce restaurant.



Des escargots / couques suisses / pain au raison maison, une expérience de mon père, qui ne devrait pas hésiter à la reproduire. C'était délicieux, un petit goût d'enfance en bonus.



Passage par le buffet du Grand Central et son principe appréciable qui permet de choisir de ne prendre que des choix végétariens (en payant moins, donc). Bien sûr, il faut trier, mais le choix végétalien était assez vaste pour e composer une bonne assiette.


Accro au gyros XL et au burger sauce tartare du foodtruck Viva Vega Loving Hut, j'ai enfin trouvé la force de sortir de mes habitudes, et goûté le spaghetti vegano - j'ai bien fait, je me suis régalée!



Ma fille découvre dans son Astrapi une BD qui montre lé végétarisme sous un angle positif...



Dans le cadre d'un dossier qui en parle de manière non orientée. On avance, on avance...



Mes adorables collègues ne veulent pas que je manque de sucre, et me ramènent plein (trop!) de biscuits et chocolats Veganz & co à chacune de leur visite en Allemagne ou en Autriche.



Un risotto au safran, des pignons, des brocoli al dente, et du poivre aromatisé... Un sans faute.



Du café latte (lait d'amande, lait de riz à la noisette, et... café, donc), du gâteau au citron et graines de pavot, et un bon livre.



Mes collègues ont encore frappé! C'est désormais devenu une tradition, lorsqu'un gâteau est amené pour fêter un anniversaire, la pâtissière (pas encore vu de pâtissier mais je garde espoir) prépare également une douceur végane à mon intention. Cette fois-ci, des mini carrot cakes. Mieux, mes autres collègues osent maintenant goûter aussi les options véganes et s'en régalent...



Une méduse à suspendre de la talentueuse créatrice Djoul. Impossible à photographier correctement avec mon appareil et mon manque de, euh, enfin voilà. Mais nous avons déjà reçu plein de compliments depuis qu'elle est suspendue au-dessus de notre table à manger. Une petite touche de merveilleux qui flotte dans notre quotidien...

24 March 2017

Mes petites inspiration #29

C'est le retour des petites inspirations!
De ci de là, le véganisme devient de plus en plus visible. Cette rubrique, qui listait à la base les mentions qui faisaient avancer les choses, est maintenant plutôt débordée, tant la démarche végane a désormais atteint les médias mainstream (souvent dans une forme de greenwashing, mais bon). C'est donc une version limitée, en évolution et plutôt chaotique que je propose ici, avec les petits liens qui m'ont marquée dernièrement, pour des raisons plus ou moins objectives, voire pas du tout.

  • Evanna Lynch, qui joue Luna Lovegood dans les films Harry Potter, propose des recettes pour véganiser des délices de Poudlard:


Bon week-end!

21 March 2017

Véganes - Revue contreculturelle

J'ai bien hiberné.
Je pense que ça s'est remarqué dans les échos de mes silences. 
Après une année 2016 douloureuse qui avait pris racine déjà en 2015, il a fallu du temps pour débroussailler la tête et les émotions. Le genre d'évolution qui ne termine jamais vraiment, mais certaines périodes sont plus intenses que d'autres. 
Il me fallait passer du temps dans ma caverne, faire le gros dos au monde et regarder mon nombril un peu.

Pendant ce temps, plein de nouvelles sont arrivées dans le monde végane, j'ai raté beaucoup de rendez-vous, j'ai accumulé des débuts de brouillon qui s'oublient et osé rêver de quelques ambitions. Mais aussi, ma boîte au lettres m'a offert de belles choses.


En ce jour de printemps, je sors donc le nez de ma caverne, et commence à vous dire bonjour, vous m'avez manqué, en vous parlant d'une magnifique revue qui est venue se mettre sous mon nez. 

Les éditions La Plage m'ont envoyé le tout premier numéro de Véganes, revue bi-annuelle créée il y a par un collectif montréalais. Et c'est un coup de coeur immédiat.
Elle est belle! Elle est pensée, réfléchie, complète, elle se donne des airs de mook et elle sent bon - oui, c'est important pour moi.


Dès les premières lignes, la réflexion n'est pas limitée, la revue utilise le féminin par défaut. Le genre de détail qui n'en est pas et qui me séduit. Les angles sont variés, le véganisme est ici philosophique, militant, sociologique, littéraire, familial, cuisiné, historique, écolo et féministe. Pour commencer.

Je pense que cette revue va être commentée sur toute la blogosphère végane, je ne vais donc pas trop m'étendre, mais je vais parler de la section qui m'a attirée en premier: le dossier Génération végane, où il est question d'enfants qui grandissent, d'adolescence, de grossesse, de non-désir d'enfant, d'éducation...

Là où j'ai grandi, on dirait que j'ai été "déçue en bien", ici je dis que j'ai été épatée. Ce dossier dépasse mes attentes. Que ça fait du bien de lire des articles qui vont plus loin que les simples considérations nutritionnelles, qui s'intéressent aux gens et à leur diversité, qui envisagent les envies qui divergent. 
Dans le choix des lectures pour les petits véganes, j'ai reconnu des familiers dont j'avais d'ailleurs déjà parlé ici de certains, mais j'en ai découvert d'autres, ce qui est toujours un plaisir.


Dans l'article Petit guide de survie pour ados véganes, j'ai apprécié que l'on parle aussi de respect et de fat shaming. J'ai aimé découvrir d'autres familles véganes, dont trois portraits sont présentés. J'ai encore plus envie de lire le livre de Carol J. Adams sur La Politique sexuelle de la viande. J'ai... encore quasi tout à lire, mais j'ai soudain eu envie de vous en parler tout de suite.

Foncez vous la procurer, Véganes est belle, elle est vivante, elle réfléchi dans le respect, elle est dans le progrès et la justice, elle est quotidienne et philosophique. Et elle rend belles les personnes qu'elle y présente.

Je vous laisse, je dois retourner la lire, à l'entrée de ma caverne.

17 February 2017

Mes envies de lectures III: pour les enfants

Preuve de mon inertie saisonnière, j'avais prévu il y a longtemps trois billets sur les livres qui me faisaient envie. Le premier sur les livres de réflexion autour du véganisme a été publié en mai 2016, le second qui parlait livres de recettes en août 2016, et le dernier attendait sagement dans mes boruillons. Le voici enfin, orienté vers les petits véganes, entre recettes et histoires...

The Help yourself cookbook for Kids, de Ruby Roth
Ou plutôt, sa version francophone, "Ton premier livre de cuisine végane", qui devrait sortir en mars. Je n'en peux plus d'impatience et me réjouis que les petits V aient leur propre livre de recettes dans lequel ils peuvent piocher sans crainte et sans restriction. En plus, Mlle V étant une grande lectrice, elle pourra déchiffrer les instructions, et Mini V étant un grand cuisinier (enfin, du haut de ses 4,5 ans) et son plus grand fan, il se fera un grand plaisir de suivre ses ordres. Et nous, on dégustera leurs oeuvres après supervision. Enfin, comme c'est Ruby Roth, qui a déjà créé les magnifiques Ne nous mangez pas et Vegan is love, la qualité visuelle est garantie d'avance.


Bébé Veggie, de Ophélie Veron (éd. La Plage)
Mes enfants ne sont plus des bébés, mais cet ouvrage vient compléter une base qui avait déjà commencé avec Petit végétarien gourmand, dont j'étais persuadée d'avoir parlé ici, mais je découvre avec stupéfaction que j'avais omis d'en faire l'éloge. Gasp, encore un brouillon qui est resté endormi...
Bref, on ne présente plus Ophélie Véron, la prêtresse du blog Antigone XXI, et son approche étudiée, réfléchie et gourmande du véganisme. Explications, principes de nutrition et... recettes.



Mitsou, les aventures extraordinaires d'un chat végétalien, de Crisula Stefanescu (collection V de L'Âge d'Homme)
J'avoue, je ne sais pas trop de quoi il s'agit, mais je fais confiance à la Collection V des éditions de L'Âge d'Homme, qui font des choix assez bien pensés pour donner une palette accessible aux petits véganes. Un chat végétalien? Pourquoi pas. Et comme les petits V me réclament régulièrement un animal de compagnie mais que pour mille milliards de raisons ce n'est pas envisageable, est-ce que ça me permettrait de leur dire que je leur offre une sorte de chat...? Ahem, mère sans honte...




Le poisson tricolore, de Olivier Sellig (collection V de L'Âge d'Homme)
Et bien donc ici c'est un peu pareil. Mais les dessins ont l'air beaux, et les livres destinés aux petits véganes ne courant pas les rues, je suis attirée par tout ce qui s'inscrit dans le domaine et les thématiques.


20 January 2017

Les petits plaisirs #14

La nouvelle année s'étire doucement que nous sommes déjà en train de courir partout. J'ai comme toujours des projets dans la tête et des billets en brouillons, mais voici déjà quelques images qui datent pour la plupart de l'an dernier: des petits plaisirs éparpillés.



Faire les foufous dans les parcs et plaines de jeux aux couleurs d'automne.



Mise en scène de fin de bo bun par Mlle V, qui a bien été nourrie de food faces et ne se lasse pas d'en créer partout.



Un petit lunch à la Grainerie avec les petits V qui découvrent au passage les sandwiches japonais, avec bonheur mais en enlevant la salade pour la grande, avec perplexité qui adore le riz et ne comprend pas pourquoi le nori est tout mou pour le petit. Quant à moi, je me suis régalée.




Rester calme et souriante devant la dernière préparation culinaire de Mini V: feuilles de nori grillées à l'huile d'olive et yaourt de soja aronia et fruit de la passion. Les meilleures tartines de sa vie, parait-il...


Un pâté de sarrazin reçu de La Grainerie, petit délice qu'on s'est dégusté en cachette des enfants...



Popcorn maison devant le premier film de Superman des années 70, en version française pour les enfants... et (re)découvrir au passage que c'était Pierre Arditi le doubleur de Christopher Reeves. Drôle de choc.


Un Nouvel An sans douleur, qui reprend les recettes éprouvées au buffet de Noël, ajoute une tourte aux légumes et curry, du houmous de haricots blancs à l'estragon, du faux gras, et Dalida pour faire danser les enfants (et aterrer les papas).


Passer son dimanche à lire des romans graphiques empruntés à la bibliothèque - ici, Histoire d'un couple de Yeon-Sik Hong.

29 December 2016

Notre miam de Noël 2016

Comme de nombreuses familles, notre Noël prend forme en nos Noëls. Alors que durant de nombreuses années nous avons jonglé entre deux pays et différentes façon d'aborder le menu, en 2016 nous avons bénéficié des aléas des vies des autres qui leur ont tous fait préféré venir le célébrer chez nous en Belgique. Du coup, nous étions maîtres complets du repas, ce qui est un immense soulagement pour nos coeurs de véganes.


Nous avons commencé par une petite veille de Noël à nous quatre. La famille, c'est chouette, c'est grand, c'est important, mais notre petit noyaux est précieux, et nous avons ainsi célébré le solstice en décallé avec les petits V. Avant la ruée des adultes le lendemain, nous leur avons laissé choisir les modalités de la soirée. Après un apéritif avec cadeaux, c'est donc une purée de Noël et des Knaxxi qui nous ont nourri, suivis d'un gâteau au yaourt tout simple (recouvert d'une fine couche de pâte choco et de perles décoratives véganes trouvées chez Bioplanet). Simple, joyeux, parfait.




Pour le lendemain, comme nous allions être trop (treize), pour les quantités j'ai complètement paniqué. De plus, à un végétarien près, nous étions entourrés d'omnivores. J'ai donc essayé de trouver une formule qui convienne à tout le monde, donc des enfants qui doivent se coucher plus tôt. Comme souvent dans ces cas-là, je me suis rabattue sur la version buffet, qui permet à chacun d'aller à son rythme, de faire ses choix parmi plusieurs possibilités, et de varier les goûts. Et de s'asseoir où l'on veut pour manger, parce que de toute façon il n'y a pas treize places autour de notre table...!



J'ai commencé par piocher dans l'offre bruxelloise de fin d'année et commander des éléments à deux enseignes. À La Grainerie, je suis allée chercher une tarte potimarron et shiitakés, un pot familial de fromage de cajou à l'ail des ours, et un gâteau cru chocolat-noisettes-orange. Et à Vegasme, je suis passée récupérer ma toute première commande chez Bouche B, le colis réveillon. Celui-ci était composé de quatre bocaux avec un code couleur et leur légende pour identifier les quatre terrines ou rillettes:
- Terrine de courgette, potimarron au lait de coco
- Rillettes azukis aux shiitakés
- Terrine de patate douce, noix et moutarde rouge
- Rillettes de lentilles aux saveurs marines


Pour le reste du buffet, je me suis mise aux fourneaux. J'ai décidé de tenter une variation sur les jolies couronnes feuilletées que je voyais passer sur les réseaux sociaux. J'ai donc improvisé deux variantes: l'une au pesto de coriandre, mozzarisella et carpaccio Vantastic Foods, l'autre à la sauce pour spaghettis toute faite, origan et creamy risella. Le principe de la recette est très simple une fois les goûts choisis: sur une pâte feuilletée ronde, étaler la garniture, puis terminer par une seconde pâte feuilletée pour fermer le tout. Installer un verre au centre, couper des rayons, puis entortiller les rayons ainsi créés sur eux-mêmes. Et hop, au four.

Notre buffet a commencé très tôt pour durer longtemps: treize personnes dont plusieurs enfants, cela en fait des cadeaux et des découvertes. Nous avons donc ouvert les festivités vers 17h30 avec un très long apéritif. Du coup je l'ai fourni en conséquence: grissins au romarin, cubes de Wilmersburger, chips, feuilletés maison au pesto de coriandre et creamy risella (oui, en réalité une composition sur base de restes, donc!), olives, rondelles de spacebar Red Hot Chili Pepper. Puis nous avons offert, ouvert, ri et rêvé.


Les enfants se sont émerveillés devant leurs systèmes solaires à installer dans leurs chambres (ce quia été fait immédiatement grâce à leur grand-père), une boûte de créativité pour notre aînée toujours en train de dessiner, et un matériel de petit bricoleur pour notre cadet qui aime comprendre comment fonctionnent les choses - quitte à les détruire pour mieux les reconstruire... J'ai reçu principalement des livres, ce qui prouve que l'assemblée réunie me connaît bien - peut-elle aussi m'offrir le temps pour les lire? Mmh, peut-être pour mon anniversaire alors...


Pour la suite du buffet, rien de typiquement Noël, mais il y en avait à priori pour tous les goûts. Il y avait donc la tarte potimarron et shiitakés de La Grainerie, qu'il suffisait de passer un peu au four avec un filet d'huile d'olive. Les petits V m'avaient réclamés des croissants feuilletés à la saucisse de soja, j'en ai donc préparé des tonnes. Ici aussi c'est tout simples: pâte feuilletée, couper 8 triangles, poser une mini-saucisse de soja sur chaque triangle, ajouter un filet de ketchup, et rouler en croissants. Hop, au four, bis.


Qui a réussi à échapper aux photos: une salade de spirellis avec pignons grillés, tomates cerises en demis, roquette, et filet d'huile d'olive. Un mélange tout simple qui a toujours un grand succès car il est délicieux et très frais. La roquette, c'est magique. Il y avait aussi les couronnes feuilletés mentionnées ci-dessus, ainsi que du houmous avec crudités, et tortillas chips. Chez Orientalia j'avais aussi pris des mini-pizzas au thym - les enfants adorent alors que certains adultes les trouvent trop fortes, étrangement -, et une salade de boughour aux poivrons et tomates, plutôt relevée - et qui s'est également cachée de l'objectif.


Pour accompagner les terrines et rillettes de Bouche B, ainsi que le fromage de cajou de La Grainerie, nous avons proposé des toasts et du pain complet. Elles n'ont pas eu le succès escompté, alors qu'elles étaient délicieuses. Mais il faut avouer qu'il y avait vraiment beaucoup trop, et sans doute qu'au milieu de toute la finger food ça demandait trop d'intendance dans le bazar ambiant. La salade de pâte a elle aussi été délaissée lors de cette grande fête - mais tout le monde s'est rattrapé le lendemain.


Malgré un démarrage très tôt, les desserts sont arrivés tard, car tout ceci a pris du temps et tout le monde a bien profité de l'ambiance. En plus de l'incroyable gâteau cru de La Grainerie qui était à tomber, j'avais prévu des brownies maison, car des amis nous ont donné une recette infaillible et délicieuse qui plaît généralement à tout le monde. Pour les enfants qui peuvent être difficile j'ai ajouté des cupcakes basés sur la recette du gâteau au yaourt de Marie Laforêt, en ajoutant un carré de chocolat au centre pour attirer le gourmand et la gourmande.


Enfin, comme une bûche citron-meringue qui devait être amenée par des invités a subi un souci de recette aux quantités mal calibrées et qu'une commensale n'aime pas le chocolat, je suis retournée en cuisine au dernier moment (ou presque) préparer une gâteau amande-citron-vanille toujours du même livre de recettes. J'ai utilisé mon moule à kugel histoire de varier, et en piste. Ah oui, ma mère a aussi amené des truffes et des biscuits de Noël - qui ont également fui l'appareil photo, semble-t-il, mais pas les estomacs.


Inutile de dire qu'il y a eu des restes à ne presque plus savoir qu'en faire. Mais comme une grande partie de la famille restait chez nous deux jours avant de rentrer en France, c'était plutôt pratique. Ainsi, le repas du lendemain midi a été un deuxième round du buffet, et comme tout ceci a été chamboulé par une appendicite surprise dans la famille et un séjour à l'hôpital, il a été assez salvateur d'avoir des aliments tout prêts et de ne pas devoir en plus cuisiner dans le chaos. Pour le lendemain soir j'avais d'ailleurs préparé à l'avance du dahl de lentilles corail au curry et au lait de coco, et le sortir du congélateur quand tout le monde était assomé et affamé trop tard le soir a permis de redonner des sourires sur la fatigue.


Globalement, j'étais très contente de la formule adoptée et de la variété. Tout le monde semble y avoir trouvé son bonheur. Je ne peux que recommander les buffets quand il y a plein de monde et quand il y a des omnis, ce qui permet de proposer plus de variété et de ne pas s'enfermer. Enfin, pour les jeunes enfants c'est très pratique, leurs horaires n'étant pas souvent les mêmes que ceux des adultes, et leurs goûts généralement plus "simples". Je suis bien consciente que c'était sans doute une année exceptionnelle et que dès 2017 il faudra reprendre la route annuelle aux multiples arrêts de Noël, mais j'ai adoré la formule 2016, malgré la fatigue et l'organisation nécessaires. C'était - en dehors de l'appendicectomie inattendue d'une charmante future médecin qui s'en serait sans doute bien passé - un très joyeux Noël.

19 December 2016

La petite fée végane, ou les échanges de bonbons en toute discrétion

Toutes les occasions sont bonnes pour donner des bonbons aux enfants. C'est en tout cas l'impression que me donnent les fêtes à répétition. À la moindre occasion, le monde extérieur semble absolument vouloir gaver nos petits de sucre. Alors j'avoue nous sommes des rebelles qui nous déguisons simplement à la maison en famille sans aller sonner aux portes, ce qui simplifie Halloween pour nous. Mais nous ne pouvons pas éviter toutes les occasions, et nos enfants ont envie comme tous les autres de participer aux rituels sociaux, ce qui est bien normal.


Ainsi, nous sommes allés il y a quelques semaines à la fête locale pour Saint-Nicolas. Nos petits V tout fiers sont allés à la fin du spectacle de magie organisé dans ce cadre faire la file pour aller dire bonjour au grand barbu avec leur petit bon en échange duquel ils recevraient un petit cadeau. Et bien bravo, le cadeau en question était un grand sachet rempli de bonbons et friandises (et une mandarine, quand même). You-pi. Aussitôt, nous avons discuté de la Petite Fée végane. Vous la connaissez? Elle est là pour vous aider en toutes circonstances…


Première étape: faire le tri de ce qui a été reçu. Le végane d'une côté, le reste dans un bol, un par enfant – attention à ne pas mélanger, si les vôtres sont comme les nôtres ils veulent être sûrs d'avoir chacun leur dû. Laisser les bols à l'attention de la Petite Fée végane pendant la nuit. Et au réveil, miracle, nos petits V ont constaté que la Petite Fée végane avait échangé les bonbons et chocolats des bols contre des versions véganes. Bonheur! (et sucre au petit déjeuner, oups!)


Pour pouvoir réaliser ce petit tour de joie dans les yeux des enfants véganes, il suffit de toujours avoir des stocks de bonbons, biscuits et chocolats, qui soient secrets (sinon le secret de la Petite Fée serait vite dévoilé), et régulièrement renouvelés. Une solution finalement assez simple, qui permet à nos petits V de participer à toutes les occasions de ce type sans se sentir frustrés. Et comme malgré toutes mes convictions je n'aime pas jeter la nourriture, j'ai simplement amené les friandises rejetées à mes collègues.